Frais bancaires : ce que les banques réservent aux clients

Dès le mois de janvier 2016, la loi Eckert impose un plafond aux banques qui appliquent des frais d’inactivité des comptes bancaires. La loi précise que si pendant douze mois consécutifs il n’y a eu aucunes opérations ou si les héritiers ne se sont pas manifestés au cours de l’année après le décès du titulaire du compte.

Les banques ne pourront pas prélever plus de trente euros par an à leur client n’ayant réalisé aucune opération sur leur compte bancaire. Le plafond des frais d’inactivité sera revalorisé tous les trois ans en fonction de l’indice du prix à la consommation. Au regard de leurs plaquettes tarifaires, on remarquera que tous les établissements bancaires n’ont pas eu les mêmes réactions. En effet ceux qui prélevaient des frais annuels ou trimestres dont le total dépasse le seuil des trente euros, ont déjà ajusté leur prix à la limite réglementaire. C’est le cas par exemple du CIC ou de Hello Bank qui affichaient un prix de cinquante euros. Même schéma pour Barclays, qui ponctionnait entre quarante et quatre cent quarante euros. Par ailleurs certaines banques qui n’affichaient aucuns tarifs et dont on ne connaissait pas la politique vis à vis de l’inactivité des comptes, vont devoir prendre une position. On constate que a contrario certains établissements bancaires ont prévu d’augmenter leurs prix ou encore d’en prélever alors qu’ils ne le faisaient pas en 2015. La loi Eckert oblige enfin les établissements bancaires à rechercher les propriétaires des comptes restés en inactif, elles sont tenues de s’assurer qu’ils sont toujours en vie et enfin de les informer de l’état de leur compte par tous les moyens nécessaires voire par lettre recommandée en dernier recours.

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