Fraude à la carte : sécurité des e-paiements négligée ?

En 2011, 5% des achats des français se sont réalisés sur le net. Internet représente 33% de la fraude à la carte bancaire. Ce chiffre ne cesse d’augmenter à mesure que les internautes achètent plus souvent sur Internet. La fraude à la carte bancaire a doublé en l’espace de dix ans et représente un coût global de 370 millions d’euros en 2011.

Fraude à la carte : quels procédés ?

C’est le vol du numéro de carte sur Internet qui présente une forte proportion sur les fraudes constatées par les banques. 62% des victimes se sont fait usurper le numéro d’identification de leur carte tandis que 35,1% des personnes déclarent un vol ou une perte de leur carte.

L’implication des banques : qu’en est-elle ?

Alors que la loi oblige les établissements bancaires à indemniser leurs clients dans les plus brefs délais dans le cas où ils n’ont pas utilisé leur code pour régler leurs achats, les banques ont tendance à trainer les pieds pour rembourser leurs clients victimes de fraude. De plus elles ne manquent pas de proposer une assurance des moyens de paiement relativement couteuse chaque année à leurs clients.

UFC Que Choisir affirme aussi que les banques ont une part de responsabilité quant à l’augmentation de l’insécurité des paiements en ligne. Ces dernières ont mis en place des moyens pour lutter contre la fraude sur le web et notamment le dispositif « 3 D Secure ». Mais ils s’avèrent bien souvent inefficaces face aux fraudeurs qui n’ont aucun mal à détourner le dispositif de sécurité.
Les banques auraient-elles négligé l’aspect sécurité des paiements en ligne? C’est en tout cas ce que sous entend l’association UFC Que Choisir en mettant en évidence le manque de coordination entre les banques et la défaillance d’informations auprès des usagers.

L’ensemble des protocoles de sécurité développés par les banques est jugé par l’association comme étant disparate. En effet les établissements bancaires proposent des nombreuses solutions propres à la banque comme l’envoi d’un code secret à usage unique sur les mobiles ou un boitier électronique qui filtre la connexion de l’ordinateur pour éviter le vol des codes. Cependant le manque d’information auprès de leur client rend les procédés inefficaces. Au moment de payer la commande, la plupart des banques demandent à leur client de s’authentifier et ces derniers abandonnent la transaction en cours pensant qu’il s’agit de phishing.

L’association de défense du consommateur souhaite vivement qu’une loi impose prochainement au niveau européen la mise en place et l’harmonisation de dispositifs efficaces en matière de lutte contre la fraude à la carte bancaire sur le net.

Posté dans Actualités bancaires