Monnaie vituelle : le Bitcoin sous surveillance

Selon la Banque de France, le Bitcoin représenterait un risque financier certain devant son caractère hautement spéculatif.
Considérée comme « monnaie du crime », « monnaie casino » mais aussi « monnaie tulipe », cette monnaie virtuelle lancée en 2009 par un groupe d’informaticiens du nom de Satoshi Nakamoto présenterait un cours très volatile. Si ce phénomène inquiète autant les banques centrales traditionnelles qui deviennent de simples spectatrices, c’est parce que cette devise virtuelle n’est pas émise par des autorités compétentes et n’ont donc pas de cours légal. Ne faisant donc pas l’objet de statut légal au même titre que les monnaies fiduciaires, les Bitcoins ne peuvent être considérés comme devise authentique.
De son côté, Pierre Noizat, spécialiste et auteur de cette monnaie libre affirme que si la Banque de France affiche autant de méfiance et de virulence face à cette monnaie, c’est parce que cette banque traditionnelle a peur de l’indépendance et de la flambée rapide du Bitcoin. Pour preuve, un étudiant norvégien s’est récemment retrouvé avec une belle cagnotte de plus de 600 000 euros après avoir investi en 2009 un montant de 18 euros en Bitcoins. D’ailleurs, depuis seulement un an, cette monnaie ne cesse de fluctuer de manière impressionnante.
Toujours selon ce spécialiste de la monnaie virtuelle, les attaques lancées par cette grande institution française contre le Bitcoin restent assez étranges en préférant privilégier les intérêts des autres systèmes de paiement et sociétés de services financiers privés tels que Western Union. Alors qu’actuellement, Visa MasterCard et Paypal détiennent le monopole dans le secteur des paiements en ligne, Bitcoin serait juste une alternative à ces systèmes.
Ayant pour objectif de créer une nouvelle technologie qui permettrait de générer de façon indépendante les transferts sans devoir passer par un système bancaire, cette monnaie virtuelle est aujourd’hui déconseillée par les banques nationales.

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